Je profite de la période des fêtes pour rédiger cet article, sur la drépanocytose et alcool. En effet, dans l’euphorie des fêtes nous, nous retrouvons souvent dans un bon environnement avec des potes, la famille etc…, et nous sommes bien souvent confronté à l’alcool, devons nous boire ou pas? ou quel impact à l’alcool sur notre état de santé?

j’essayerai d’être bref tout en donnant le maximum d’information, pouvant vous emmener à prendre soin de vous.

Nous commencerons par planter le décore en définissant l’alcool, les effets directs de l’alcool sur l’organisme et son impact en particulier sur le drépanocytaire.

L’alcool

Il existe plusieurs modes de production très différents de l’alcool, une grande quantité de goûts et de couleurs n’est en réalité composé que d’une seule et même substance, l’éthanol, qui agit de manière spécifique sur l’organisme. L’éthanol ou alcool éthylique, ou encore en langage courant alcool pur, provient de la fermentation de fruits, de grains ou de tubercules. La fabrication de certains alcools comporte une étape de distillation, qui permet d’augmenter leur concentration en alcool pur.

L’alcoolémie

L’alcoolémie est la quantité d’éthanol dans le sang ; elle est généralement exprimée en grammes par litre de sang. Les indications degré (°) ou pourcentage (%) présentes sur les bouteilles d’alcool correspond à la quantité d’alcool pur contenue dans 100 ml. Ainsi, si une boisson fait 35° (ou est concentrée à 35 %), cela signifie que 100 ml de cette boisson contiennent 35 ml d’alcool pur. Plus le degré est élevé, plus la boisson est concentrée en alcool pur. L’image ci dessous présente la quantité d’alcool ingérée par la prise d’un verre de plusieurs types de boisson.

1 Verre d’alcool = 10 g d’alcool pur

Un taux d’alcool dans le sang dépassant 4,0 g·L-1 peut entraîner la mort, et le taux devient létal au-dessus de 5,5 g·L-1. Des faibles doses d’éthanol, en dessous de 0,5 g·L-1, provoquent un sentiment d’euphorie, les personnes devenant plus loquaces, moins inhibées, et montrant une capacité d’analyse diminuée.



Drépanocytose et l’Alcool

De façons général l’alcool a des effets assez marqué sur les personnes dites en “bonne santé” après une consommation abusive et peux avoir un impact réel sur l’organisme, parmi les effets nous pouvons citer :

– L’alcool stimule la muqueuse gastrique et celle-ci produit alors davantage d’acide gastrique. De cette façon, une consommation excessive d’alcool peut entraîner une détérioration de la muqueuse gastrique. Cela entraîne à son tour des maux d’estomac

– L’alcool est décomposé par le foie. Il en résulte l’apparition d’une substance toxique (l’acétaldéhyde), susceptible de provoquer des maux de tête.

– Les black-outs sont un symptôme d’intoxication qui provoquent des troubles de fonctionnement du cerveau. Les informations présentes dans la mémoire à court terme ne sont plus communiquées à la mémoire à long terme.

– Grâce à divers mécanismes, l’alcool stimule l’exsudation. En conséquence, le corps se déshydrate, ce qui entraîne des symptômes typiques tels que maux de tête (en raison d’une baisse de pression des liquides dans le cerveau), sécheresse de la bouche et apathie.

Pour le drépanocytaire ce qu’il faut savoir c’est que plusieurs facteurs favorisent les crises, et un facteur en particulier est la déshydratation ( d’où le faite de toujours s’hydrater). En effet, la déshydratation fait perdre de l’eau au globule rouge ce qui rend le sang moins fluide. Or la déshydratation est fréquente chez le drépanocytaire, et, tout ce qui ralentit la circulation peut créer une stase, c’est-à-dire que les globules rouges restent à un endroit et vont favoriser la crise.
L’alcool qui est toxique est donc contre-indiqué chez les drépanocytaires ; car l’alcool déshydrate et peut déclencher des crises. (j’en ai déjà fais l’expérience)

De plus l’alcool à un véritable impact sur le Foie, qui est fortement sollicité, en effet, si le foie est forcé de neutraliser l’alcool de façon continue, les cellules hépatiques peuvent être détruites ou altérées, entraînant des dépôts graisseux (stéatose hépatique) et des problèmes plus graves, comme l’inflammation (hépatite alcoolique) et/ou la formation de tissus cicatriciels permanents dans le foie (cirrhose). Pour le drépanocytaire, le Foie doit être le plus possible mis au repos du fait des nombreux médicaments que nous prenons constamment, venir le surcharger avec de l’alcool ne sera d’aucun bénéfice.

Au risque d’être long je m’arrêterai sur les points suivants, il n’est pas interdit de consommer de l’alcool quand on est drépanocytaire, cependant, ce n’est tout simplement pas recommandé, il faut en prendre avec beaucoup de modération pour ne pas déclencher des crises, par exemple dans mon cas j’ai constaté une coloration plus prononcée de mes urines au lendemain de quelques verres d’alcool. Il faut donc beaucoup s’hydrater après avoir pris de l’alcool (très important).

Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année, prenez le moindre possible d’alcool, restez au chaud, reposez vous suffisamment pour ceux qui veillerons, prenez soin de vous.

 



Donald ABAKA

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